Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur

Traversées urbaines

La ville au loin

05 Mar - 05 Jun 2016

Ant Farm, Media Burn Item, 1975
Carte postale, 1ère édition
Photographie : François Lauginie
Collection Frac Centre, Orléans
TRAVERSÉES URBAINES
La ville au loin
5 mars — 5 juin 2016

Commissaire : Abdelkader Damani, Directeur du Frac Centre- Val de Loire

Cette exposition s’inscrit dans le projet La Ville au Loin , conçu par le Frac Centre - Val de Loire comme un récit en quatre actes dans des géographies et temporalités plurielles : à la Maison de l’Architecture de Normandie à Rouen, au Frac Languedoc-Roussillon à Montpellier, au Frac Centre - Val de Loire à Orléans et ici même, au Frac PACA de Marseille, sous l’intitulé Traversées Urbaines.

« La Ville s’éloigne », nous dit Jean-Luc Nancy, « elle s’est éloignée désormais à une distance qui tendanciellement couvre le territoire entier ». À l’heure où l’horizon urbain investit de façon constante le champ d’investigation de l’art contemporain, l’exposition questionne « les régimes de proximité urbains » et présente plusieurs facettes du rapport entre « art et architecture » aujourd’hui.

La sélection de vidéos réunit des productions d’artistes et d’architectes pour qui la ville constitue un objet d’analyse autant qu’un champ d’interventions. Elle fait dialoguer des œuvres contemporaines avec des propositions issues du mouvement radical des années 1960-1970 : proches de l’Arte Povera, de l’art conceptuel, du body art ou du land art, les architectes radicaux européens et américains réalisent alors des performances urbaines ; ils activent dans l’espace public des prototypes fonctionnant comme environnements sensoriels et développent une approche à la fois actionniste et sociologique de l’espace urbain.

L’exposition pose ainsi la performance comme le lieu de production d’un discours sur la ville, et comme un objet ambigu – quand l’espace performé par l’architecte se confond avec l’objet qu’il est voué à penser et façonner.

Entre le rêve d’une reconquête et la dénonciation d’un monde dominé par l’information, entre désillusion et fascination pour le champ de la modernité, 5 séquences de projection (une par jour) permettent d’entrevoir la diversité narrative de ces « traversées urbaines ».

Abdelkader Damani
Directeur du Frac Centre - Val de Loire

Séquence 1 / PERFORMER L’ARCHITECTURE

Jordi Colomer, Anarchitekton, Barcelona, 2002

Charles Simonds
Birth, 1970
Body- Earth, 1970
Landscape, Body, Dwellings, 1973
Dwellings, 1972
Dwellings Winter, 1974

Ugo La Pietra,
Per Oggi Bastà !, 1975
La Riappropriazione della Città, 1977
UFO (Lapo Binazzi), Urboeffimero n°6, 1968

Superstudio, Cerimonia, 1973

Séquence 2 / ARCHITECTURES DE L’INFORMATION

Julien Prévieux, Anomalies construites, 2011

Superstudio, Supersurface - Life, 1972

Archizoom Associati (Andrea Branzi), No-Stop City, 1971

Haus-Rucker-Co, Gelbes Hertz (Golden Heart), 1968

Ant Farm, Media Burn, 1975

Dominic Michaelis, Solar Balloon, 1972-2015

Séquence 3 / ARCHÉOLOGIE DU MODERNISME

Charlotte Moth, Images for Maeve Connolly and Sadie Murdoch, 2010
Dora Garcia, Film (Hotel Wolfers), 2007

Séquence 4 / ARCHÉOLOGIE DU MODERNISME

Louidgi Beltrame,

Torpedo Base, 2009
Gunkanjima, 2010

Séquence 5 / ARCHÉOLOGIE DU MODERNISME

Aurélien Froment, The Apse, the Bell and the Antelope, 2005
 

Tags: Louidgi Beltrame, Andrea Branzi, Jordi Colomer, Ant Farm, Aurélien Froment, Charlotte Moth, Ugo La Pietra, Julien Prévieux, Charles Simonds, Superstudio